Dieu, tu es notre guide?

12 avril 2011 ///

                                    
Je suis en train de finir ce livre par James Packer. C'est un théologien chrétien qui travaille actuellement à Regent College au Canada. C'est l'un des théologiens évangéliques les plus influent.
Il écrit un article passionant dans son livre "Connâitre Dieu" sur la volonté de Dieu. Il affirme que connaître la volonté de Dieu est un grand problème pour de nombreux chrétiens. 
                  
                         "Non parce qu'ils doutent du fait que Dieu dirige ses enfants, mais parce qu'ils en sont au contraire convaincus. Ils savent que Dieu peut et a promis de guider tous les chrétiens. Ils savent par des livres, des récits, des prédicateurs de quelle façon Dieu a guidé la vie des autres. Donc ce qu'ils craignent, ce n'est pas de n'être pas guidés mais de ne pas discerner les directives divines."

Il remarque aussi que parce que la connaissance de Dieu a été obscurci de nos jours et qu'on observe une ignorance de Dieu à la place. La réalité du règne de Dieu, de sa loi, de la place de sa parole, de son indépendance, sa perfection morale et même sa personne ont été remis en cause en dehors de l'église ainsi qu'au sein de l'église. C'est pour cela que les chrétiens ont encore plus de mal à comprendre la volonté de Dieu.

                         "Dieu a t'il un plan pour chaque individu? Sans aucun doute oui! Dieu a formé un "dessein éternel", un plan pour l'époque où les temps seraient accomplis et en fonction duquel il "opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté" (Ep 3:11;1:10). Il avait un plan pour racheter son peuple de l'esclavage en Egypte. Il avait un plan pour ramener son peuple exilé à Babylone lorsqu'il mit Cyrus sur le trône, qu'il réveilla son esprit (Esd 1:1) pour qu'il renvoie les Juifs chez eux afin de reconstruire le temple. Il avait un plan pour Jésus et le seul souci de Jésus sur terre fut de faire la volonté de son Père. Dieu avait un plan pour Paul, dans cinq de ces lettres, Paul se désigne comme apôtre "par la volonté de Dieu". Dieu a un plan pour chacun de ses enfants.


Cependant de véritables chrétiens se trompent souvent dans leur recherches de directives divines. Pourquoi cela? Parce qu'ils généralement une conception fausse de la nature et des méthodes de la direction divine: ils s'attendent à une sorte de "feu follet" et négligent les directives qu'ils ont sous la main, prêt à faire bon accueil de n'importe quelle absurdité. Ils font l'erreur de croire qu'être guidé est une question d'inspiration intérieure qui ne regarde que le Saint-Esprit à l'exclusion de la Parole écrite. Cette idée est aussi vieille que les faux prophètes de l'Ancien Testament et aussi neuve que le groupe d'Oxford et le réarmement morale. Elle donne naissance à toutes les formes de fanatisme et de folie. 


Comment est-il possible que des chrétiens en arrivent à se tromper de la sorte? Il semble qu'on puisse tenter d'expliquer ainsi leur erreur: le mot "direction" évoque pour eux une certaine catégorie de problèmes - les "problèmes de direction" dans lesquels se sont spécialisés les livres qu'ils ont lu ou les témoignages qu'ils ont entendus. Il s'agit la de problèmes relatifs à ce que nous appellerons les "choix d'inclinations", c'est à dire les chois qu'il nous faut faire entre différentes possibilités, toutes bonnes ou légitimes en elle-mêmes. Par exemple: dois-je ou non envisager de me marier? Dois-je me marier avec une brune ou une blone, avec un tel ou une telle? Devons-nous avoir un autre enfant? Dois-je servie Dieu dans mon pays ou à l'étranger? Quelle profession faut-il que je choisisse? L'endroit où je travaille, est-il vraiment celui où je dois être? Dois-je consacrer mon argent, mon attention, mon énergie, à telle personne ou à telle oeuvre?


Il est bien évident que ces "choix d'inclinations" déterminent de façon décisive ce que sera notre vie; c'est d'eux que dépendant aussi beaucoup de nos joies ou de nos chagrins. Nous y pensons beaucoup et il est normal que nous y pensions. Mais ce qui n'est pas normal, c'est d'en arriver à la conclusion que tous les problèmes de direction sont en fin de compte des problèmes de ce type. C'est là la racine de l'erreur que commettent bien des chrétiens.


Dans le cas des "choix d'inclinations", les directions divines présentent deux caractéristiques imposées par les circonstances. 


Premièrement, ces problèmes ne peuvent pas être résolus en mettant simplement en application ce que la Bible enseigne. Tout ce que l'Ecriture peut faire, c'est de mettre en évidence les possibilités légitimes de choix. (Par exemple, aucun texte biblique n'a dit à l'auteur de ces lignes de demander la main de la dame qui est maintenant sa femme, ni de se faire consacrer pasteur, ni de commencer son minsitère en Angleterre, ni d'acheter sa vieille voiture.)


Deuxièmement, parce que l'Ecriture ne peut pas indiquer le bon choix à faire, l'élément décisif devient les impulsions et les inclinations que Dieu nous donne et qui nous pousse à nous engager dans telle direction plutôt que dans telle autre et à y trouver le repos d'esprit.


Chez de nombreux chrétiens sérieux, les conséquences de ce genre d'erreur ont été parfois trag-comiques. La perspective d'une vie régie et dirigée par la voix intérieure de l'Esprit est très séduisante, car elle semble exalter le ministère de l'Esprit et promettre une grande intimité avec Dieu, mais en réalité cette recherche de "super-spiritualité" ne mène qu'à l'égarement et à la folie.
Hannah Whitall Smith était quaker. Elle avait beaucoup de bon sens, elle décrivit pleins de choses sur sa vie dans ses "papiers du fanatisme", dans son livre: The Christian's secrets to a happy life. Elle y parle d'une femme qui, chaque matin après avoir consacré sa journée au Seigneur, "avait l'habitude de lui demander si elle devait se lever ou non" et elle n'aurait jamais bougé avant que la "voix" ne lui ai donné l'ordre de s'habiller. "A mesure qu'elle prenait chaque vêtement, elle demandait au Seigneur si elle devait le mettre ou non et très souvent le Seigneur lui disait de mettre la chaussure droite mais pas la chaussure gauche; parfois elle mettait ses bas mais sans ses chaussures, parfois ses chaussures mais sans ses bas, et il en était ainsi pour chaque vêtement". Elle nous cite une autre histoire sur une femme douce, distinguée et d'un âge certain qui disait: "Il fut un temps où, pour aider mes amis à recevoir le baptème du Saint-Esprit, je me suis senti très nettement poussé par le Seigneur à les recevoir dans mon lit et à rester avec eux, dos à dos, sans vêtement de nuit entre nous". Ces histoires pitoyables ne montrent hélas ce qui peut arriver lorsque l'on se trompe sur la nature de la direction divine. 


Ce genre de conduite immature témoigne  d'une totale incompréhension de la méthode fondamentale utilisée par notre Créateur , doué de raison, pour guider ses créatures, douées de raison; méthode qui consiste à leur faire comprendre et ensuite appliquer de façon raisonnable sa parole écrite. Cette méthode de direction est d'une importance primordiale, à la fois parce qu'elle limite le champ d'action de la "direction d'inclination" et parce que seuls ceux qui sont en communion avec Dieu et qui sont ainsi dans les dispositions sont suscpetibles de pouvoir reconnaître les "directives divines".


En attribuant sans le moindre discernement toutes leurs impulsions irrationnelles au Saint-Esprit, les amis de Mme Smith oublient ce que l'Ecriture exige. C'est en manifestant le plus profond respect à l'Ecriture, que la Saint-Esprit nous guide. Ce n'est que dans le cadre de ce que dit l'Ecriture que Dieu nous inspire intérieurement lorsqu'il nous faut prendre des décisions "d'inclination". Inutile de nous attendre à ce que Dieu nous conduise ou nous inspire à épouser un non-croyant ou une femme mariée aussi longtemps que subsisteront les lettres de Paul aux Corinthiens et le septième commandement.



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