6 attitudes contre la volonté de Dieu

12 avril 2011 ///

James Packer définit 6 attitude qui nous empêche d'écouter et de comprendre la volonté de Dieu pour nos vies chrétiennes. Lorsqu'il s'agit de faire des "choix d'inclinations" (voir article Dieu, tu es notre guide?), l'oeuvre de Dieu consiste d'abord à disposer notre esprit, puis tout notre être, à accepter la voie qu'il a choisie comme étant la meilleure à la fois pour nous, pour les autres et pour que sa gloire soit manifestée.

Extrait du livre "Connaître Dieu"

1/ Le refus de réfléchir. Il mène à une fausse piété, à un spiritualisme malsain et dangereux qui ne se nourrit que d'impressions subjectives parfaitement irrationnelles et qui refuse de se soumettre à l’exhortation constante de la Bible: "Réfléchissez... examinez". Dieu nous a crées "êtres pensants" et il ne dirige notre esprit que dans la mesure où nous prenons la peine de réfléchir en sa présence. "S'ils étaient sages,... Ils penseraient" (Dt 32:29).

2/ Le refus de prévoir et de peser les conséquences à long terme d'une décision. Prévoir est tout autant une règle du code divin de la vie que du code humain de la route. Ce n'est souvent qu'en réfléchissant à ses conséquences à long terme qu'il est possible de déterminer si une décision est bonne et sage (ou le contraire). "S'ils étaient sages... ils penseraient."

3/ Le refus de demander conseil. L'Ecriture insiste beaucoup sur la nécessité d'une telle démarche. "La voie de l'insensé est droite à ses yeux, mais celui qui écoute les conseils est sage" (Pr 12:15). Se dispenser de demander conseil avant de prendre de graves décisions est un signe d'orgueil et d'immaturité. Nous avons toujours dans notre entourage quelqu'un qui connaît mieux que nous la Bible, la nature humaine, nos dons et nos limitations, et quand bien même nous ne pourrions finalement suivre son conseil, nous ne retirerons qu'avantage à peser soigneusement ce qu'il nous dit.


4/ Le refus de se méfier de soi-même. Nous avons horreur de nous montrer réalistes lorsque nous sommes nous-mêmes en cause et nous ne nous connaissons en fait que très mal. Si quelqu'un invoque de mauvaises raisons pour tenter de justifier sa conduite, nous nous en apercevons immadiatement, mais si nous faisons la même chose, nous ne nous rendons absolument pas compte. Les "impressions" et les "sentiments" de gens qui sont imbus d'eux-mêmes, remplis d'indulgence pour leur petite personne, incapable d'affronter la réalité et qui s’exagèrent leur importance doivent être détectés et dévalorisés; ils ne sauraient en aucun cas être pris pour des directives divines. Ceci est particulièrement vrai dans le domaine affectif: "La joie et le sentiment de bien-être général qui vont souvent de pair avec le fait d'être amoureux peuvent facilement imposer le silence à la conscience et paralyser tout esprit critique. Que de fois des gens prétendent avoir "le sentiment d'être poussés à se marier" alors que ce "sentiment" n'est autre chose que la conséquence d'un état particulier d'équilibre endocrinien qui les rend optimistes et heureux au plus au point."
Ce que nous devrions faire, c'est nous demander pourquoi nous "avons le sentiment" que telle voie est la bonne et nous obliger à donner les raisons. Nous ne méfierons jamais assez de nous-mêmes (Ps 139:23)

5/ Le refus de tenir compte du magnétisme personnel. Ceux qui ne sont pas personnellement conscients et profondément conscient de leur orgueil et de la déception qu'il entraîne, n'arrivent pas toujours à le détecter chez d'autres. Ceci a parfois permis à des hommes qui se sont abusés, tout en étant bien intentionnés et doués d'un sens dramatique certain, de prendre un ascendant dangereux sur l'esprit et la conscience d'autres êtres qui se laissent envoûter. Il y a des hommes de Dieu hors du commun qui bien sûr, n'ont pas forcément tort, mais ils n'ont pas non plus nécessairement raison, Il convient de les respecter, eux et leur idées, mais il faut se garder d'en faire des idoles. "Examinez toutes choses; retenez ce qui est bon" (1 Th 5:21)

6/ Le refus d'attendre. Dieu nous fait souvent attendre. Il n'est pas aussi pressé que nous le sommes et il n'est pas dans ses habitudes de nous donner plus de lumière qu'il nous fait pour âgir dans le présent, ne de nous conduire autrement que pas à pas. Si vous êtes dans le doute, ne faites rien, mais continuez à attendre à Dieu - quand viendra l'heure d’agir, la lumière viendra.

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